Vampire Knight, la renaissance

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 Quand la faim vous tenaille...

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Eleanore Angel

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MessageSujet: Quand la faim vous tenaille...   Mer 9 Mai - 6:04



    Bon, j’ai peut-être fait une connerie. Une grosse, même. Mais j’avais tellement faim ! Qu’est ce que vous vouliez que je fasse d’autre ?



    ~ ~ ~
    Ce matin en me réveillant, tout était normal : j’étais dans ma planque, ma radio portative était toujours là, là où je l’avais placée, il n’y avait personne dans la rue, et encore mieux, il n’avait pas plu de la nuit. Pourtant, il y avait quelque chose de… pas normal. Je n’avais pas tardé à m’en rendre compte : mon ventre. Vous devez vous demandez, quoi, mon ventre ? Oui, et bien, il grondait. Et drôlement fort, je peux vous dire. Je ne pouvais pas l’en blâmer : je n’avais avalé qu’un quignon de pain hier. Et avant-hier, pareil. Idem pour les jours derniers. Alors après, il ne fallait pas vous étonner… et moi aussi. J’aurais dû me douter que je n’allais pas survivre très longtemps comme ça. Vous devez vous demander pourquoi je n’ai rien à manger alors que je danse si bien – comment ça, vous voulez pas savoir ?! Je vous le dirais quand même, na. Eh bien, la raison est toute simple : depuis des jours, il pleut. Il ne fait QUE ça. Et pas des petites averses, non. Des déluges comme il y en a rarement ! Comme si là-haut, ils pouvaient pas mettre autre chose : un beau soleil, non ? Eh bah non. Du coup, les gens, ils ont tendance à rester chez eux, vous voyez le genre ? Et ceux qui sortent, c’est pas pour sortir une petite pièce de leur porte-monnaie pour la donner à une pauvre fille trempée qui essaie tant bien que mal de danser sous cette trombe… Et du coup, moi, mon argent pour vivre, il me passe sous le nez…

    Et voilà pourquoi je meurs de faim. Vous avez déjà eu faim, vous ? Mais pas genre « j’ai pas mangé ce matin, quand est-ce qu’on mange ce midi ?! » Non, une vraie faim. Que cela fait plusieurs jours que vous vous restreignez à fond, pendant que vous ne pensez qu’a sa, à ce que vous pourriez vous enfourner… Et bien, à un moment donné, on est prêt à tout pour avoir de quoi se rassasier. Même à faire une connerie. Comme moi, je viens d’en faire une. Mais une qui pourrait me couter la vie. Sans que je le sache.

    Tristan m’avait appris comment faire. Même si on le faisait rarement, on le faisait quand même. J’étais souple, agile, je savais me faire discrète. Je pouvais y arriver. Même le ventre vide. En tout cas, c’est ce que j’essayais de me persuader tandis que j’arpentais les rues en quête d’une maison. Puis je tombais sur une maison un peu plus grande que les autres… Pas une maison. Une école, d’après son apparence. J’étais passé déjà devant plusieurs fois, mais sans m’y arrêter. Les écoles, c’était pas mon truc. En plus celle-là, elle me semblait bizarre. Mais cette fois-ci… Une école, ça avait une cantine, non ?! En plus, ils avaient sûrement des tonnes de bonnes choses où ils ne se rendraient pas compte que de la nourriture avait disparue. Il fallait juste réussir à la trouver. Un jeu d’enfant, n’est ce pas ?

    Ou pas. Je passai la journée à épier les vas-et-viens des élèves. Le midi, ils allaient tous vers un endroit précis : je supposais que c’étais la cantine, ou le réfectoire. Mon ventre émettant des bruits plus que suspects, je grignotai mon dernier bout de pain. Je n’avais plus le choix : il fallait que j’entre. Le soir, quand le soleil commença à se coucher, je passai à l’action. Je ne décrirais pas la difficulté que j’eus à trouver le réfectoire. Il y avait plein de monde dans les couloirs, je ne pouvais décemment pas entrer par là. Par derrière par contre, il y avait une petite porte, dans laquelle je passai rapidement. Sur la pointe des pieds, je me glissai dans la cuisine. Il n’y avait pas beaucoup de monde, fort heureusement pour moi.

    Je réussis à subtiliser une énorme miche de pain encore chaude qui trainait sur une table. Puis, à genoux avec ma miche de pain que je serrais comme une bouée de sauvetage, je me glissai de table en table en passant dessous jusqu’à arriver dans une grande salle, qui devait être le réfectoire, complètement plongé dans le noir. Coup de chance, il n’y avait personne. Toute contente, je sautillai jusqu’à une table éloignée et m’assis tranquillement pour dévorer ma miche de pain. Erreur fatale. Pourquoi vouloir rester au lieu de m’en aller ?

    C’est là que ça commença à aller de travers. Il y avait des bruits de pas. Légers, mais j’étais aux aguets. Mon cœur commença par battre à tout rompre, et je me laissai glisser sous la table. Ce n’était pas le moment de perdre mon sang-froid. Je m’appliquai à ralentir et calmer ma respiration, pourtant, j’avais comme le pressentiment que la personne m’avait entendue…
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Nathan Okura

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Ven 11 Mai - 5:21

Alors que tous les vampires dormaient, moi, je voulais me balader. J'étais habitué à ne pas dormir la nuit, le seul problème, c'était les cours. Je m'y endormais toujours ... Enfin bref. Ce matin-là, je décidai donc de me promener dans l'académie. Alors que je marchais dans les couloirs, je vis une jeune fille qui marchait, je ne sais trop où. M'ennuyait un peu, je décidai de la suivre. "en plus, son sang sens très bon ..." me dis-je. Lorsque je vis qu'elle s'approchait de la cantine, je m'approchai d'elle, pour lui retirer cette idée du crâne. Si elle se faisait choper, elle se ferait virer de l'académie et je ne pourrais plus goûter à son sang .... Qu'elle domage ce serait ... Mais, arrivant trop tard, je la vis pénétré dans la cuisine. "mais qu'elle folle !! " même moi, qui est le plus gros gaffeur de l'académie, jamais je n'aurais fait cela ... Remarque ... J'entrais dans la cuisine pour la suivre mais je remarquai elle ne s'y trouvais plus ... Mais qu'est-ce qu'elle faisait enfin !! Je sentis une odeur de pain chaud et des miettes étaient disposées sur la table.
Voyant la porte menant au réfectoire entrouverte, je m'y précipitai et demandai :

Eh, ou es-tu ? Je t'ai vue entrée ici, tu sais très bien qu'il n'y a pas le droit de venir ici !

J'entendis alors un bruit de respiration, plutôt forte. Elle devait avoir peur ... Je m'approchai du bruit et vis la petite agenouillée sous une table, la nappe la cachant à moitiée. Je m'approchai de la table en question, soulevai la nappe et appercu la fille, tremblante. Je la pris par le bras lorsque je vis le morceau de pain dans sa main.

Tu n'es donc pas au courant que venir ici en dehors des heures de repas est interdit par le règlement ?

Je la laissait donc réfléchir à mes paroles.
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Eleanore Angel

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Sam 12 Mai - 2:28


    On m'a repéré. Et merde. En plus, mon ventre faisait encore des siennes, alors ce n'était pas vraiment étonnant. N'empêche, il devait avoir l’ouïe vachement fine... Mais ce n'était plus le moment de penser à ça. Pour le moment de toute manière, je ne pensais qu'à une chose : DÉGAGER ! Pourquoi il avait fallu qu'il y ait quelqu'un. Qui m'avais vu entrer. Donc, j'aurais du mal à partir tranquillement. Peut-être que si j'expliquais gentiment la situation, il me laisserait partir... avec le pain ? Rêve pas, ma vieille. S'il te dénonçait pas, ce serait déjà super.

    Ses pas approchaient de plus en plus. Et soudain, il fut là. Mon cœur prit de panique battit encore plus fort qu’auparavant, à un tel point que je m’étonnais qu’il ne se soit pas encore arrêté. Il me prit par le bras et me souleva. Choc électrique. Une fois debout, je ne pus même pas réagir. Il faut dire qu’il y avait de quoi : le jeune homme qui lui faisait face était tout simplement magnifique. Et encore, le mot était trop faible. C’était surtout ses yeux qui fascinaient la demoiselle. Des magnifiques yeux verts… Bon, il était un peu pâle, un peu beaucoup même, mais sinon il avait vraiment un physique de rêve… Je secouai la tête avant de me mettre à baver devant lui, ce qui ne serait pas la meilleure chose à faire…

    Je me dégageai de son bras, même si son contact était plus qu’agréable… Mais dis donc ! Il avait une sacré influence sur moi, là ! C’était quoi, son truc ? Philtre d’amour ? Potion de beauté ? Il avait un truc, obligé ! Pourtant, je ne pouvais m’empêcher de fixer ses yeux… BREF ! Je mis ma miche de pain bien contre moi, comme pour la protéger. Bon. Quelle technique employé ? La menace ? Hum… Vu que je devais lever mon regard bien haut pour le regarder, mauvaise idée. L’innocence ? Bingo !

    - Ahum…

    Bon… Ma voix ne m’obéissait plus vraiment. Me raclant la gorge, et levant des yeux implorants, je secouai la tête et murmura tout doucement :

    - Ben, non, justement, je suis pas au courant…

    Je baissai la tête, terrifiée. Chaque mot était difficile à prononcer, et pourtant, je devais les dire. J’essayai de prendre ma voix la plus douce que possible, la plus innocente que je possédais. Ajouté à cela des petits yeux suppliants

    - Je meurs de faim, moi…

    Comme pour le confirmer, mon ventre se manifesta bruyamment. Je le regardai d’un air gêné, et dût me retenir pour ne pas m’enfuir. Lui dire que je ne faisais pas parti de l’académie ? Ne pas lui dire ? Préférant ignorer ma petite voix intérieure qui m’exhortait de ne rien dire, je continuai d’une toute petite voix :

    - S’il vous plait, je vous en supplie, ne me dénoncez pas à ceux qui gardent cet endroit, ou ils me mettront dehors avec des coups de pieds… J’ai seulement faim…
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Nathan Okura

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Sam 12 Mai - 23:41

Pendant qu'elle restait clouée sur place, sûrement à cause de la peur, je ne pus m'empêcher de la détailler. Elle était plutôt petite, dans les 140 centimètre, mais aussi très mince. Même si normalement c'était normal, pour son âge, sa taille me faisais un peu rire, et j'ignore moi-même pourquoi ... Il était impossible de dire précisément la couleur de ses cheveux. A un moment, je croyais qu'elle était blonde, à un autre, qu'elle avait des cheveux roses et a un autre, qu'elle avait carrément les cheveux blancs. Mais ces yeux, d'un bleu profond, me faisais craquer. BREF... Soudain, je l'entendis dire :

Ahum ... Ben, non, justement, je suis pas au courant…

Sa voie tremblait, je me demandais vraiment pourquoi... Soudain, j'eu pitié d'elle. Mais je remarquai la façon dont elle me détaillait moi aussi et j'eu toutes les peines du monde à réprimer une phrase et un sourire moqueur...

Tu n'es pas au courant ... Mais depuis combien de temps es-tu là, petite ? lui dis-je tout de même.

Comme si elle avait ignorée ma question, elle s'exclama :

Je meurs de faim, moi…

J'entendis alors son ventre gargouiller un peu fort et je ris. Elle continua :

S’il vous plait, je vous en supplie, ne me dénoncez pas à ceux qui gardent cet endroit, ou ils me mettront dehors avec des coups de pieds… J’ai seulement faim…

Lorsque j'entendis son vouvoiement, un sourire moqueur s'étira sur mes lèvres. Eh bien, voilà qu'elle se mettait à me vouvoyer... On aura tout vu ...

Ah, l'appel du ventre, c'est horrible, hein ! Il faut que tu saches un truc, ma petite. Ne me vouvoie pas, s'il te plais, j'ai l'impression de devenir le papi de service ... Donc, oui... Il faut que tu saches que si je te dénonçais, j'me sentirai un peu coupable. Je suppose que tu n'es ici que depuis quelques jours, pour ne pas connaître la loi de la cantine, donc je vais te l'expliquer. Depuis que je suis ici, c'est moi le gars qui ne fais que des âneries et qui est tout de suite suspecter par les chargés de discipline, donc sache que tu as eu de la chance de tomber sur moi...

Je repris un peu mon souffle puis continuai :

Si tu étais tombée sur un autre résidant de l'académie, tu serais déjà dans le bureau du directeur, tu peux en être assurée, donc tu n'as rien a craindre là-dessus. Mais je te dé conseil de recommencer, ok ?

Au fond de moi, j'espérai ne pas l'avoir trop brusquée mais il fallait que je la prévienne qu'avec ce qu'elle faisait, elle risquait de se faire renvoyer définitivement de l'académie. Et puis... Je ne voulais personne en concurrence pour le nombre de punition écopé !! J'en détenais toujours le record, du monde, je pense. Qui a déjà eu plus de cinq punition en un jour ? Hé hé, j'en détient le record, je vous ai dit !!! BREF !
Sans attendre la réponse de la fillette, je la pris par le bras et l'entraîna en dehors de la cafétéria lorsque je vis qu'elle tenais encore à la main le pain chaud. Elle le tenais serré contre elle. Mais bon dieu !! Si on la voyait avec cela, tout le monde saurai qu'elle est rentrée dans la cafétéria !! Personne n'avait le droit d'en sortir avec de la nourriture ... J'essayai alors de le lui prendre pour le ramener mais elle était décidément décidée de ne pas se laisser faire. Elle le tenait serré contre elle comme si ne pas l'avoir déclencherai la fin du monde ... Elle avait donc si faim que ça ??? Je la ramenai dans la cuisine et lui demandai de le finir en vitesse. Si quelqu'un nous découvrais ici, nous serons mort ... Voyant qu'elle ne se dépêchait pas assez à son goût, il lui dit :

Bon qu'est-ce que tu fais !!! Aller plus vite !! Je n'ai pas envie de te blesser mais là, on est dans la crotte si on nous découvre ici, alors dépêche s'il te plais !

J'espérai qu'elle allais m'écouter...


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Eleanore Angel

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Dim 13 Mai - 2:25


    Bon dieu, qu'il était beau. Comment étais-ce possible ? S'ils étaient tous comme lui ici, je crois que cela ne me dérangerait plus d'aller à l'école... Quand je sortirais de ce pétrin, je crois que je ferais bien plus attention aux élèves qui peupleraient celle-ci... Bon. Encore faut-il que je sorte de ce pétrin : ce qui risquais d'être un peu plus dur. Surtout que le beau gosse ne paraissait pas prêt à me lâcher.

    Tu n'es pas au courant ... Mais depuis combien de temps es-tu là, petite ?

    Ah. Voilà où se situait le décalage. Il croyait que je faisais partie de cette école - de cette académie même, je dirais vu les pancartes qu'il y a marqué un peu partout... L'inconnu commença à rire quand mon ventre gargouilla, et je ne pus m'empêcher de rougir. Dans la rue, cela ne me dérangeait pas, mais là, alors que nous étions dans une pièce close... C'était un peu plus dérangeant. Ensuite, il commença à me parler de vouvoiement - comment sa, papi ?! Je pouvais le rassurer, il n'en avait pas du tout l'air ! -, de loi de la cantine, et de... mauvais élève ? Je ne l'aurais pas imaginer comme sa ! Comme quoi, les apparences peuvent être bien trompeuses. En tout cas, d'après ce que j'en retenait, j'avais eu de la chance de tomber sur lui. Déconseillé de recommencer ? Ha ! Si les mecs de cette académie étaient aussi craquants de lui, je risquait de revenir souvent... Hum. Passons.

    Il me pris par le bras - bon sang que c'était agréable... - et commença à m'amener ailleurs. Mais où m'emmenait-il ?! Bon, cela ne me dérangeait pas de le suivre, maus il faudrait peut-être qu'il me dise où... et que je le prévienne que ne faisait pas partie de cette académie ! J'avais le pain toujours en main, et il le remarqua bien vite : mais je ne lâcherais pour rien au monde ! Eh hop, retour à la case cuisine...

    Je voulais le savourer, mais il me pressa encore une fois. Oh, mais c'est qu'il commençait à m'énerver ! Pourtant, je n'oubliai pas qu'il ne m'avais pas dénoncé et me mis à grignoter plus vite. Mon estomac se contracta violemment, et je faillis tout recracher.

    - Je ne peux pas me dépêcher, je n'ai pas mangé depuis cinq jours : si je mange trop vite, je vais tout rendre, mon estomac n'a plus l'habitude...


    D'un air penaud, je regarda mon morceau de pain que je ne pouvais même plus avaler. C'était comme si une boule s'était formé dans ma gorge, et rien ne pouvait plus passer. Pourtant, j'avais encore faim : mais il fallait que j'y aille doucement, petit à petit, pour me ré-habitué à manger...

    - Et je crois qu'il y a un malentendu : je suis de toute manière dans la merde si je me trouve ici, à n'importe quel endroit de cette école ! Je ne fais partie des élèves...


    J'espérais que mon sous-entendu était assez clair. Pour en rajouter une couche, je continua en désignant dehors, où il pleuvait encore des cordes.

    - Tu m'as demandé depuis combien de temps je suis ici : eh bien, pour tout dire, je suis là depuis que je me suis faufilée dans ce qu'il m'apparaissait comme la cuisine par la porte de derrière. Je n'avais pas le choix, dehors il pleut depuis des semaines et du coup je ne peux plus danser, moi ! On ne me donne plus d'argent pour me nourrir, et du coup, comment veut-tu que je survive ? Quand j'ai vu cette école, je me suis dit qu'un morceau de pain passerait inaperçu si je le volais !

    Le mot résonna dans le silence devenu pesant. Voler. Je m'étais un peu emportée, et surtout emmêlée les pinceaux. Il n'avait sans doute rien compris à ce que je venais de dire ! Bah. De toute manière je venais de lui avouer que j'étais une voleuse. Malgré tout ce qu'il avait dit, si maintenant il ne me dénonçais pas... Disons que cela m'étonnerait. Je m'attendais presque à ce qu'il me prenne illico par le bras pour m'emmener chez le directeur. Presque.
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Nathan Okura

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Dim 13 Mai - 4:00

Alors que j'essayais de la faire se dépêcher, elle dit :

Je ne peux pas me dépêcher, je n'ai pas mangé depuis cinq jours : si je mange trop vite, je vais tout rendre, mon estomac n'a plus l'habitude...

Comment cela, elle n'avait pas manger depuis cinq jours, tous les résidents de l'académie devaient se présenter à chaque repas, sinon, ils devaient expliquer pourquoi ... Mais elle avait l'aire très bizarre... Sans que je puisse ajouté un mot, elle ajouta :

Et je crois qu'il y a un malentendu : je suis de toute manière dans la merde si je me trouve ici, à n'importe quel endroit de cette école ! Je ne fais partie des élèves...

Elle ne faisait pas partie des élèves... Oh non ... Avec quel sorte de personne étais-je en train de parler ... D'où venait-elle! Ce qui était sur, c'était que la jeune fille ne faisait pas partie de l'académie ... La jeune fille me confirma mes pensées en me disant :

Tu m'as demandé depuis combien de temps je suis ici : eh bien, pour tout dire, je suis là depuis que je me suis faufilée dans ce qu'il m'apparaissait comme la cuisine par la porte de derrière. Je n'avais pas le choix, dehors il pleut depuis des semaines et du coup je ne peux plus danser, moi ! On ne me donne plus d'argent pour me nourrir, et du coup, comment veut-tu que je survive ? Quand j'ai vu cette école, je me suis dit qu'un morceau de pain passerait inaperçu si je le volais !

Si elle le volais ?? Elle avait donc pénétré l'académie pour voler ... Cette gamine, elle allait me dépasser niveau connerie, je ne pouvais accepter cela !! Merde à la fin ... Et puis, qu'est-ce que j'en ai marre qu'on me dénonce tout le temps. Pourquoi ne pourrais-je pas dénoncer moi aussi ? Mais question me paru idiote car je savais bien que personne ne me croirais et ils penseraient tous que j'aurai forcé la petite fille à commettre un vol... Nan, décidément, ce n'était pas une bonne idée... Mais puis-je faire, la laisser s'en allée et la laissée revenir ici tous les soirs juste à cause de la pluie ? Et puis, c'est quoi c't'histoire de danser ... Bon, commençons par lui demander :

D'où viens-tu ?

Trouvant cela un peu idiot, j'ajoutai :

Pourquoi es-tu obligée de danser pour vivre ?

La voyant encore grignoter à toutes petites bouchées le bout de pain, j'eu un peu pitié d'elle. La pauvre... Je n'aurai peut-être pas du pausé toutes ces questions... Et si ses parents étaient mort ... Ou même pire, si elle était la seule de sa famille à pouvoir travailler pour la nourrir, sa famille ... Je me repris donc :

Je suis désolée, je n'aurais pas du pausé ses questions, peut-être qu'elles sont un peu trop personnelle ... Reprenons. Comment t'appelles-tu ? On aurai du commencé par cela ... fis-je, gêné. Moi, je m'appel Nathan Okura.

En attendant sa réponse, je lui fit un petit sourire. Et voilà, le grand pitre Nathan devenait le petit gars très gêner... Mais qu'est-ce qui m'arrive à moi depuis que j'ai rencontré cette fillette !!
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Eleanore Angel

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Mer 16 Mai - 1:59



    Tiens, il avait compris. C’est pas trop tôt. Les yeux baissés, j’attendais sa réaction. J’étais certaine qu’il allait me prendre par le bras pour m’emmener chez le directeur, mais il n’avait pas l’air de se décider… Alors finalement je relevai timidement les yeux, juste au moment où il me demandait d’où je venais et pourquoi je devais danser pour vivre. Ainsi, il allait falloir que je raconte ma vie ? Bah… Si cela me permettait de me sortir de là, moi, cela ne me dérangeait pas plus que ça.

    Je suis désolée, je n'aurais pas du pausé ses questions, peut-être qu'elles sont un peu trop personnelle ... Reprenons. Comment t'appelles-tu ? On aurai du commencé par cela ... Moi, je m'appel Nathan Okura.

    Je le regardai, un peu surprise. Mes yeux turquoise le regardaient avec étonnement. Puis un énorme sourire étira mes lèvres. Je ne pouvais pas m’en empêcher. Lui qui paraissait si fier auparavant, voilà qu’il se la jouait gêné ! Un agréable retournement de situation, pour moi. J’essayai de cacher mon sourire : il n’apprécierait sûrement pas, surtout si je voulais m’en aller sans souci de cette académie. Une chose est sûre… hum. Je m’apprêtais à dire que si je m’en sortais, je ne reviendrais plus ici de sitôt, mais enfaite… Je crois que cette rencontre m’aura encore plus donné envie de revenir. Après tout, si les autres étaient aussi beaux… Non. Il avait dit que si j’étais tombée sur quelqu’un d’autre, je serais déjà chez le directeur. Bref. J’y réfléchirais plus tard, là ce n’était pas du tout le moment. Reprenant confiance en moi, je recommençais à grignoter mon pain, tout doucement, bout par bout. Bon sang qu’il était bon. Je me rassasiais petit à petit, et mon ventre se réhabituait.

    -Effectivement, c'est en se présentant que commence les rencontres classiques, normalement. Mais comme nous ne nous sommes pas rencontrés dans des circonstances normales... En tout cas, je suis ravie de te rencontrer, Nathan Okura !


    Je ne pus m'empêcher de sourire d'un air espiègle.

    - Je n’ai pas de vie personnelle, comme vous l’appelez. Et mon histoire n’est pas très intéressante. Mais bon, si vous voulez savoir…


    Je haussai les épaules avec nonchalance, et commença à raconter avec une voix indifférente, bien que cela soit loin d'être le cas :

    - Déjà, je m’appelle Eleanore, mais je préfère Elea. Je ne sais pas d’où je viens, et je ne sais pas même pas quel est mon vrai prénom ni mon nom de famille. Je suis amnésique, en tout cas pour la période avant mes huit ans. Je me rappelle juste que je me suis réveillée dans la forêt. Je ne sais pas si j’ai une famille, des amis… J’étais toute seule. Après, j’ai trainée pendant des jours dans cette ville, et, une nuit, j’ai entendu deux hommes un peu bizarres qui parlaient d’une académie et de vamp… hum, oubliez ça.

    Je me raclai la gorge, gênée d’avoir parlé de ce qui me faisait peur depuis des années. J’enchainai rapidement :

    - Bref, un jour, y’avait un gars qui dansait, et la musique était si entrainante que j’ai dansé avec… ma voix se fit plus rêveuse, et je continuai. Il parait que j’ai un don pour la danse, on nous a donné plein d’argent. Tristan – c’est comme ça que s’appelle l’autre gars – m’a pris sous son aile, en gros. Il m’a appris les ficelles du métier. Mais comme la danse n’est pas forcément suffisant pour se nourrir dans les rues, on a dû employer d’autres moyens pour se nourrir…

    Je désignai la miche de pain, indiquant que ce moyen n’était pas très honorable. Mais que voulez-vous. Il faut de tout dans un monde. Et surtout, il faut manger. A n’importe quel prix.

    - Est-ce que vous comptez me dénoncez ? terminais-je d’une toute petite voix et en levant des yeux implorants vers lui.
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Nathan Okura

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Ven 18 Mai - 5:39

Soudain, je remarquai que la jeune fille me regardait avec amusement. Je repris mon sérieux et la regardai d'un air un peu plus dure. Elle se moqua de moi en me disant que toutes les conversation commençait par cela mais bon ... Elle se mot e,suite à me raconter un peu sa vie. Comme ça, elle s'appelait Eleanore, mais elle préférait Elea, elle était amnésique depuis ses huit ans et elle se rappelait juste qu'elle s'était réveillé dans la forêt et qu'elle ne savait pas si elle avait famille et ami. Bizarre ... Elle a vu un danseur dans la rue et à voulu le copier et apparemment, elle avait un beau tallent et il l'avait pris sous son aile. Il lui a apprit la danse et vu que l'argent récolté n'était pas suffisant, il lui a appris à voler. Voilà.
Elea demanda soudain si j'allais la dénoncé. Je lui répondit :

Mmmhhhh, il faut que je réfléchisse. Je ne sais pas, c'est quand même grave, ce que tu as fait. Laisse moi un peu de temps. Allons autre par qu'ici, c'est dangereux. Et vu que je n'ai pas pris de décision, je ne veux pas que tu te fasse choper maintenant. Aller, suis-moi !

Je la pris par le bras et l'entraînai dans le couloir. Il fallait trouver un endroit sur... Pas dans ma chambre, y emmener une fille, surtout dans le pavillon de la lune ! Mh, ou pourrais-je l'emmener, me demandais-je.. Pas dans la cuisine, les cuisiniers arriveraient d'un moment à l'autre. Peut être dans la cour.. Non, ils remarqueraient bien qu'elle n'avait les uniformes de l'académie. Mais, l'uniforme ... Tout le monde va voire qu'elle ne le portait pas ! Je n'ai pas le choix, il me faut prendre une décision maintenant, me soufflais-je à moi même...
Bon, je pris la décision de ne pas la dénoncer mais si je la revoyais, ce serai hop, direct dans le bureau du directeur ! Il me fallait donc la faire sortir de l'académie. Mais comment... Le gardien verrait bien qu'elle ne portait pas l'uniforme... Je la repris par le bras et l'entraîna dans le couloir menant au dortoir des filles. Je m’arrêtai devant la première porte que je croisais et l'ouvris. Par chance, personne ne se trouvait à l’intérieur. Je pris un uniforme dans le placard décidément excel-lament bien rangée des filles et fut tenté de laisser un mot d'excuse mêler à un petit mot dragueur mais je me rappelai que je ne disposais que de peu de temps. Je fis entrer Elea puis, en sortant, je lui demandai d'enfiler l'uniforme tout en le lui tendant.
Je sorti donc, fermant à moitié la porte et je fus tenter de jeté un coup deuil à l’intérieur mais un groupe de fille arrivai lorsque je tournai la tête vers elle. Je tournai donc la tête, leur prétextant en bafouillant un peu mes mots que j'attendais quelqu'un mais ces dernières me demandèrent de partir. Je dus alors faire jouer mon charme.

Très chères demoiselles, sachées que quiconque se mettra à travers mon chemin pour atteindre cette belle demoiselle n'aura que de vaines tentatives. Si vous voulez un jour avoir la chance d'être attendu comme cela par moi, je vous conseillerais de passées votre chemin.

Les jeunes filles se moquèrent de mes propos et j'éclatai de rire. Puis elles s'en allèrent voyant que je leur souriais. Ah, décidément, toutes tombaient sous mon charme. Sauf apparemment cette jeune demoiselle dans la chambre... Il fallait absolument que j'arrange cela ! Ça ne pouvais continuer... Mais chaque choses en son temps. La propriétaire de la chambre n'allait pas tardé à revenir et il fallait qu'Elea se dépêche. Je toquai à la porte et sans attendre de réponse, pénétrai dans cette dernière. Ayant fermé les yeux, je ne savais pas si Elea était prête mais je lui dis :

Aller, on se dépêche ! On a pas de temps à perdre, jeune demoiselle. Il faut que tu partes immédiatement ! J'ai déjà décidé de ne pas te dénoncée alors n'essaie pas de m'énerver, tu veux bien ?

Je sorti de la chambre et fermai la porte, espérant qu'elle allait se dépêcher. Mais je me rendis soudain compte que ma voie avait tremblée. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que depuis que j'avais rencontré Elea, je ne cessais de penser à ce qui pouvait lui arrivé si elle se faisait prendre et pourquoi avais-je peur pour elle ? Il fallait décidément que je me la sorte de la tête. Mais, essayant, je me rendis compte que c'était impossible. Je me mit à crier :

AHHH !!!! POURQUOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je n'avais jamais ressentis cela pour qui que se soit. Mais qui était donc cette fille et qu'était-elle donc pour moi, à la fin !!! Je m'accroupis contre le mur et me cacha le visage avec mes mains. Mais qu'est-ce qu'il m'arrivais ... Je me mis à gémir. Soudain, un énorme mal de crâne m'atteignis. Étais-je amoureux de cette fillette ? Non, c'était impossible ...
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Eleanore Angel

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Mer 23 Mai - 1:04


    Il avait donc besoin de réfléchir. Soit. Pas ici, soit. Il ne voulait pas que je me fasse choper, soit. Mais alors, il ne savait pas s’il allait me dénoncer ou il ne voulait pas que je me fasse choper ?! Faudrait savoir. Mais bon. Je n’allais certes pas me plaindre ! Il me reprit par le bras en me faisant déambuler dans toute l’académie… Qui était décidément bien étrange. Bon, en même temps, je n’avais pas connu tellement d’écoles de l’intérieur… En tout cas, pas quand j’étais dotée de mes souvenirs. Comme avant je n’en avais aucun souvenir… ça allait être dur de savoir si ça ressemblait à celle-là. Bon, on était en soirée, mais quand même. Il n’y avait pas grand monde, ou alors il m’emmenait par des endroits où il était sûr qu’il n’y avait personne. Enfin bref. Tendis que j’observais celui qui m’avait pincée, je souris. Non, a mon avis, malgré ses bravades, il ne me dénoncerait pas. Il ne paraissait pas du genre à faire du tort à une innocente petite fille… Qui venait de voler, me rappelai une petite voix dans ma tête. Oh, oui, bon… Pas la peine d’en faire tout un drame non plus, c’était une école, ils ne le remarqueraient même pas… C’était bien pour ça que je l’avais choisie, d’ailleurs. Parce que cela ne ferait de tort à personne ! Sauf qu’une fois de plus, j’avais surestimée mes capacités, et je m’étais fait choper… Mais bon, j’aurais pu tomber pire !

    Mes pensées furent interrompues quand on arriva, en silence, devant un espèce de dortoir, où plein de ce qui semblait être des chambres étaient acheminées tout un long d’un couloir. Nathan me fit entrer dans l’une d’elle et me fit signe d’enfiler une des tenues qui se tenait dans l’armoire. Il ressortit, me laissant seule face à… un uniforme ? C’était en tout ce à quoi il ressemblait. Je haussai les épaules. Bah… Ca me changerait de mes vêtements de tous les jours, et puis, s’il pensait que j’avais besoin de ça pour me sortir de là… Pourquoi pas. Je commençai donc à me changer, prenant grand soin de plier mes autres habits et les ranger soigneusement dans ma sacoche que je gardais toujours sur moi. Mes vêtements, mes propres vêtements, sont sacrés, pour moi, parce que c’est moi qui ai pu me les payer, grâce à mon talent et mon argent. C’est une chose que ceux qui ont tout sans faire d’effort ne peuvent pas comprendre. Enfin bref… Je n’étais pas tout à fait changée quand j’entendis du bruit dehors. Mon cœur recommença à battre à toute allure, imaginant le pire. Et si Nathan était parti en me laissant toute seule là ? Non, pensais-je, soulagée, quand je l’entendis parler au groupe de fille. Je me rapprochai de la porte et pouffa de rire en l’entendant parler. Mais quel charmeur, ce Nathan ! Il savait s’y prendre pour parler aux filles. Et dans ce cas précis, pour les faire dégager, remarquais-je en entendant les bruits de pas diminuer. Mon sourire resta sur mon visage tendis que j’enfilais le reste de l’uniforme. Mais avant que je ne puisse enfiler le haut, Nathan réapparut après avoir toqué. Je n’étais pas pudique ni rien – quand on vit dans la rue, il faut parfois savoir faire abstraction certaine chose-, n’empêche que je m’apprêtais à lui signaler que ce n’était pas très poli, quand je vis qu’il avait fermé les yeux. Je fronçai les sourcils quand il parla. Avais-je rêvé, ou sa voix avait… tremblé ? Décidément, je n’arrivais pas à le comprendre. Avant même que je ne dise quoi que ce soit, il repartit, et mon sourire réapparut. Il était décidément très beau, mais il était aussi très étrange ! Bah. Il m’avait demandé de me dépêcher, je m’exécutai. Le haut enfilé, je me plantai devant le grand miroir. Hum. La fille à lequel appartenait l’uniforme devait être vraiment plus grande que moi… et de ce fait, l’habit aussi. J’avais l’air d’une vraie cruche. Je flottais complètement, les manches étaient dix fois trop longues, les bas du pantalon aussi. J’eus beau les tourner et les retourner, rien n’y faisait. N’importe qui, qui me verrait de près remarquerait que ce n’était pas le mien. Bah, ça fera l’affaire. Je sortis juste au moment où Nathan se mettais à crier. Mais que lui arrivait-il ? Il ne fallait pas se faire repérer, c’était lui-même qui l’avait dit ! Je perdis quelques secondes à le regarder fixement jusqu’à ce que je reprenne mes esprits. Je courus vers lui et posa une main apaisante sur son visage, le regardant avec de grands yeux bleus inquiets.

    - Nathan, Nathan, que se passe-t-il ? Tu as mal ? Tu es malade ? Nathan, je t’en prie, réponds-moi !


    Soudain, j’entendis des pas. Je tournai une tête terrifiée vers la source du bruit. C’était un homme, un adulte, dont je n’avais aucune idée de qui cela pouvait bien être. Ma première réaction fut de me demander ce qu’il fichait dans les dortoirs des filles. Puis je me rendis compte qu’il avait les yeux fixés sur nous. Malgré l’uniforme que Nathan m’avait dit de mettre, je doutais qu’il se laisserait abuser. Oh, merde… Je retirai ma main du visage de Nathan, comprit de quoi nous avions l’air et reporta mon attention sur lui. Je murmura, terrifiée :

    - Nathan, on a un problème…

    Je le fixai ensuite droit dans les yeux. Je ne pouvais plus rien dire, sinon l’homme l’entendrait, mais j’essayai de lui faire passer un message. Je priais pour qu’il comprenne que je lui demandais que si on avait un problème de ce genre et qu’on lui demanderait, qu’il dise la vérité et sauve sa peau sans faire attention à moi… Moi, je ne risquais pas de me faire virer de l’académie – enfin, si, mais pas de la même manière. Et surtout, surtout, je ne voulais pas du tout qu’il ait des ennuis par ma faute.
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Nathan Okura

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Lun 28 Mai - 1:54

Spoiler:
 

Mais quel effet cette fillette avait elle donc sur moi ? Lorsque je me suis mis à crier, la fillette avait couru vers moi et tout de suite je m'étais sentie bête. N'étais-ce pas moi qui lui avait demandé de ne pas faire de bruits? Et moi, que venias-je de faire ? Du bruit. Mais qu'est-ce qu'il m'avais pris à la fin... Elea me demanda :

Nathan, Nathan, que se passe-t-il ? Tu as mal ? Tu es malade ? Nathan, je t’en prie, réponds-moi !

Là, j'étais pris de cours. Que devais-je lui répondre, devais-je le lui avouer ? Non, ce n'étais pas le bon lieu pour ça et puis, il fallait se bouger de la. J'essayai de me relever lorsque je fus pris d'un vertige et retomba à genoux immédiatement. Elle me posa la main sur le front et je sursautai. Mais qu'est-ce qu'elle faisait ? Soudain, j'entendis des bruits de pas et ma tête se releva comme un ressort.

Nathan, on a un problème…

Je vis alors un homme, adulte selon son visage. Je le reconnu aussitôt. Ouff, c'était le nouveau prof de maths... Il ne connaissait pas encore tous les visages des élèves vu qu'il n'avait pas eu toutes les classes... Quel soulagement... Je croisai alors le regard de la fillette qui semblait effrayé et je sentis qu'elle voulait que je sauve ma peaux et que j'l'abandonne à son sort. Je lui souris et lui fis un clin d'oeil.

Bonjour, M'sieur Thamas ! Ça va aujourd'hui ? Moi, ça va super ! Qu'est-ce que vous faites ici, m'sieur? Vous savez que c'est le dortoir des jolies jeunes filles !

Il me regarda avec des yeux bizarres et me répondit :

Je ne vous connais pas, jeune hommes, et celle-là aussi , dit-il en pointant Elea du doigts.

Monsieur, vous savez que c'est impoli de pointer une jeune fille du doigts ! Je pensais que vous étiez plus courtois. C'est normal que vous ne nous connaissiez pas, puisque nous ne vous avons jamais eu en cour pour l'instant. Et, puis-je savoir pourquoi vous vous trouvez dans le dortoir des filles? Moi, si je suis là, c'était pour aller chercher cette jeune fille, je lui avait promis qu'on mangerai ensemble au réfectoire. Aller, on doit y aller, salut !

Si je suis là, c'est parce j'ai entendu des bruits, mais bon, je vois que c'était rien. Allez, partez ! Et que je ne vous revois plus dans ce niveau des dortoirs, jeune homme. Au revoir et amusez-vous bien !

Je pris Elea par la main et l’entraînai vers la sorti des dortoirs.

Mais quel idiot, ce prof ! dis-je a Elea. Mais j'l'adore, en plus j'l'ai déjà eu en cour, je devais être trop sâge, ça va pas du tout, ça ! J'arrangerai ça au prochain cour avec lui !

Après cela, j'éclatai de rire et entraîna Elea jusqu'à la sortie. Avec tout ça, j'avais complètement oublié mon attachement à la fillette... Mais pourquoi j'dis ça, moi !! Ca ma fait y repenser. Je ne pus m'empêcher de penser à quel point nous avions eu de la chance ... Si la jeune fille s'était fait pincer, j'm'en serai voulu à mort...





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Eleanore Angel

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Mer 30 Mai - 5:02

    Mon Dieu, mon Dieu. Comment allait faire Nathan pour nous sortir de là ? Je savais pertinemment que si moi j’ouvrais la bouche, on nous découvrirait dans la seconde. Je ne suis pas très douée pour les mensonges… Surtout que je ne connaissais rien à cette académie. Et très égoïstement, je dois avouer que j’espérais vraiment qu’il ne m’abandonnerait pas. Mais je savais très bien qu’il ferait comme bon lui semblerait et que je n’avais pas à lui en vouloir s’il me lâchait. Après tout, il ne m’avait pour le moment pas dénoncé.

    Mais je m’étais fais du mourant pour rien. Il me fit un clin d’œil et commença à parler avec l’adulte comme s’ils se connaissaient depuis des lustres ! Enfin… Au début, je crus vraiment qu’on était cuit, vu la façon dont il me pointa du doigt. Malpoli, va. Mais bon. J’étais très mal placé pour faire un commentaire. D’ailleurs, j’eus même du mal à esquisser un minuscule sourire. Pas vraiment signe d’innocence, mais je ne pouvais pas faire mieux pour le moment. Mon cœur battait si vite que je m’étonnais d’ailleurs que tout le monde ne l’entende pas. Nathan était vraiment fort. Il me convaincrait presque. D’ailleurs, cela ne me déplairait pas d’aller manger au réfectoire vraiment, comme il le disait si bien. La miche de pain – dont il ne restait que des miettes, d’ailleurs – n’avait pas suffi à combler le cruel manque de nourriture. Si – dès – qu’il arriverait à faire dégager l’autre zigoto, je ne tarderais pas à lui dire.

    Ça ne tarda pas. Il nous fit signe de déguerpir, et même sans la main de Nathan sur la mienne qui m’entrainait hors des dortoirs, je n’aurais pas attendu une seconde de plus pour sortir du regard inquisiteur de ce prof. Si je m’étais écoutée, j’aurais déjà couru depuis belle lurette en hurlant. Et en tournant en rond, accessoirement, comme je ne connaissais rien à cet endroit. Mais quel courage, Elea, dis donc. Et sa se dit voleuse ? Hé, on peut être voleuse et ne pas aimer le faire… Heureusement que j’étais tombée sur ce Nathan, dis donc. J’avais des sueurs froides rien qu’en imaginant si cela n’avait pas été le cas. Néanmoins… je me demandai pourquoi il faisait tout ça. Pourquoi il m’aidait ainsi. Même s’il ne voulait pas me dénoncer, pourquoi me faisait-il courir dans toute l’école, me faisait habillée comme si j’en faisais partie ? Bon. Je me serais fait un peu trop remarquer. Soit.

    Mais quel idiot, ce prof ! Mais j'l'adore, en plus j'l'ai déjà eu en cour, je devais être trop sage, ça va pas du tout, ça ! J'arrangerai ça au prochain cour avec lui !

    Je devais donc en conclure que c’était un cancre et qu’il foutait le bordel ? Franchement, ça ne m’étonnait même pas tellement. Ou alors, s’il se la jouait cool juste pour… se la jouer, ben, il pouvait toujours continuer. Ça ne me faisait ni chaud ni froid : de ce côté-là, il pouvait raconter n’importe quoi, je n’y connaissais rien. D’ailleurs, je me demandais vraiment comment ça se passait quand on allait à l’école. C’était une idée qui m’avait fascinée… de loin. Rester assise toute la journée sans musique et sans bouger n’était vraiment pas pour moi.

    - Tu… t’es vraiment doué. Il n’y a vu que du feu. Il doit être un peu bigleux sur les bords pour pas voir que ce machin est trop grand pour moi…


    Je désignai mes manches retroussés avec maladresse, puis haussai les épaules. Bah, si tous les profs étaient comme celui qu’on venait de quitter, moi ça m’allait. Après tout, tant que je sortirais de cet endroit maudit vivante…

    - Tu as raconté à ce… prof que tu avais promis de m’emmener manger au réfectoire. Ça me fait penser que… J’ai encore faim. Ce pain ne me suffit pas… Je dois te paraitre comme une grosse gourmande, mais je suppose que tu n’as jamais connu la faim. Ici, j’ai l’impression que tout est servi sur des plateaux d’argent…


    En tout cas, c’était l’impression que j’avais. Comme pour souligné ma phrase, mon ventre se remit à grogner. Roh ! Commençait à m’énerver, celui-là. Sérieusement. Puis je poussai un profond soupir et leva des yeux désespérés vers lui.

    - Je suis désolée. Je n’aurais pas dû venir ici. Je ne veux pas te créer plus d’emmerdes que tu n’en as déjà. Et je comprendrais que tu me jettes dehors. D’ailleurs, tu devrais le faire. Dis-moi où est la sortie, et je m’en irais. Je trouverais à manger toute seule…


    Je me tournai à demi vers une des fenêtres les plus proches. Mes épaules s’affaissèrent. La pluie tombait de plus en plus fort, réduisant mes chances de trouver de l’argent pour manger…
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Nathan Okura

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MessageSujet: Re: Quand la faim vous tenaille...   Ven 4 Jan - 5:19

Je riais encore de la phrase que j'avais prononcé lorsque je vis qu'Elea avait repris un aire plus sérieux. Mon coeur se mit alors a battre plus lentement et je repris un souffle normal.

- Tu… t’es vraiment doué. Il n’y a vu que du feu. Il doit être un peu bigleux sur les bords pour pas voir que ce machin est trop grand pour moi…


Je remarquai enfin la longueur de ses manches. Les vêtements flottaient autour de son maigre corps, elle avait attaché le bas de pantalon de sorte à ce qu'il ne tombe pas et quand à ses manches, elles étaient retroussées maladroitement autour de ses maigres poignets. C'est vrai qu'avec ces vêtements, il était très facile de l'identifier comme un corps extérieur de l'établissement, mais bon, je voulais quand même tenter le coup.

- Tu as raconté à ce… prof que tu avais promis de m’emmener manger au réfectoire. Ça me fait penser que… J’ai encore faim. Ce pain ne me suffit pas… Je dois te paraître comme une grosse gourmande, mais je suppose que tu n’as jamais connu la faim. Ici, j’ai l’impression que tout est servi sur des plateaux d’argent…

Encore ? Eh bien... Il lui en faut beaucoup à elle hein ! Remarque, j'ai jamais vécu ça moi... Je me souviens encore de mon enfance, ou je pleurai dès que j'avais louper un repas... Je pleurai même quand je n'avais pas de goûter... Sauf qu'elle, elle n'a pas manger depuis deux trois jours je pense... Je dois avouer que à son âge, je ne pense pas que j'aurai tenu... Et voila, je me trouvais maintenant en admiration devant elle ! Nan mais... J'vais pas bien moi en ce moment ! Il faut que je me reprenne ! Rah lala ! Mais qu'est-ce qu'elle a bien pu me faire celle-la pour que je me rappelle et que je ressente tout ça dès que je la vois, la touche, ou même que je lui parle ou qu'elle me parle... J'allais lui répondre positivement, après avoir bien sur réfléchis et pris conscience des risques mais elle répliqua :

- Je suis désolée. Je n’aurais pas dû venir ici. Je ne veux pas te créer plus d’emmerdes que tu n’en as déjà. Et je comprendrais que tu me jettes dehors. D’ailleurs, tu devrais le faire. Dis-moi où est la sortie, et je m’en irais. Je trouverais à manger toute seule…

Mais elle croyais quoi l'autre ? Que j'allais la mettre dehors comme ça alors qu'il pleuvait comme je ne sais pas quoi dehors ?? Hors de question :

Non ! Tu reste là pour le moment ! Et puis, une emmerde de plus, ça ne me créera pas plus de punition que celles que je suis sensé déjà encourir ! Aller, vient par la, je t'emmène au réfectoire !

Je la pris doucement par le bras, de peur qu'elle essaie de s'échapper pour sortir d'ici et la reconduisit au réfectoire. "Et nous revoilà au point de départ", pensais-je. Des élèves et professeur étaient déjà installer aux tables et mangeaient en rigolant ou en bavardant. La cantine ne devait pas être ouverte depuis longtemps vu le nombre d'élèves présents. Nous étions vraiment parti à temps de la avec Elea ! Je la pris par la main et la conduisit vers la queue, la ou tout le monde attendait pour prendre les plateaux. Là, toute les filles (jalouses surement que je sois avec Elea et pas elles), regardaient la jeune fille avec des aires hautins. Certaines, mêmes, avancèrent jusqu'à nous et dirent :

Comment ça ce fait que tu trainbe avec une paumée comme elle ! En plus ses vêtements sont trop grand pour elle, elle ressemble a une fille de la rue, et tout le monde déteste ces personnes !

Je sentis la colère monté comme une flèche en moi, et je me retiens de la frapper. Mais tout le monde sait que l'on ne frappe jamais une fille :3 Je lui répondit donc, avec un brin de colère dans la voix :

Puis-je savoir en quoi cela te regarde ? Elle était malade ces derniers temps et elle a beaucoup minci, c'est tout ! Elle ne ressemble pas du tout à une fille de la rue ! Comparé à certaines...

Et c'est ainsi que je pris la main d'Elea (et oui, encore :3) et que je doublais avec elle toute la file pour aller prendre nos plateaux. Je lui montrai comment il fallait faire et nous arrivions devant les entrées.

Il y a différents choix. Du saucisson ou une salade de maïs ?

Je lui laissais le temps de bien réfléchir... Et oui, parce que cette question mérite une grande méditation ! (Very Happy)
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Quand la faim vous tenaille...
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